Blog, blog : Cinéma, savoir-vivre, affaires de famille, rue Berthollet

25 February, 2008

Le 24 février 08

Temps printanier pour ce dimanche sur les marchés. C’est fort agréable d’être à l’extérieur sous le soleil et nous rencontrons des habitants de bonne humeur même si des familles sont parties en vacances d’hiver. Cette habitude de nous retrouver tous les dimanches matins est devenue si forte que les gens s’inquiètent de ne pas nous avoir croisés la semaine dernière… à la même heure…
Ce soir, grand honneur pour le cinéma français si la ravissante Marion Cotillard recevait l’oscar de la meilleure actrice. Comme on le disait vendredi soir, les Français, inventeurs du cinéma se doivent de faire le plus beau du monde. Cocorico ! Si nous avons l’actrice la plus exceptionnelle reconnue par tous, nous approchons du but !  

Le 23 février

Décidément, il ne pourra plus sortir, si cela continue. Ce soir, les blogs et les radios vibrent de la réplique présidentielle à l’inauguration du salon de l’agriculture en réponse à une provocation d’un curieux. Ce qui choque, c’est d’abord qu’un citoyen puisse s’adresser sur ce ton au Président, je ne suis pas sûre que cela soit arrivé à de Gaulle ou à Mitterrand, pas plus qu’à Pompidou ou à Chirac, par exemple. C’est aussi le niveau de la réplique du Président qui était aussi grossière et vulgaire que la provocation. Or, les provocations ne manquent pas quand on a des responsabilités publiques, il faut se maîtriser et garder sa place.

Le 22 février 08

Et revoilà une aberration dangereuse qui sort du cabinet du Président de la République, les déclarations de Emmanuelle Mignon sur les sectes pour minimiser leur dangerosité et envisager avec intérêt la Scientologie apparaissent très irresponsables et contraires à la position de la République depuis des décennies.
A la cérémonie des Césars, ce soir, le cinéma français a distingué une œuvre singulière et un metteur en scène talentueux mais pas classique, la Graine et le Mulet. Belle preuve d’ouverture au métissage culturel, si enrichissant pour tous.

Le 21 février 08

Ce soir, les listes des municipales doivent être toutes déposées pour le scrutin du 9 mars. Nous l’avons fait dès lundi en regrettant que la prestigieuse responsabilité de Président du Conseil National des Universités à laquelle a été élu notre ami Jacques Moret ne lui permette plus d’être candidat. C’est Olivier Albessard qui vient prendre la 14è place, ce fils du 5è milite depuis longtemps. Il connaît très bien le quartier, surtout côté rue Berthollet, où il a grandi et il est, depuis trois ans, avec sourire et convivialité, le secrétaire de notre section locale.
Nous allons, bien entendu, découvrir les huit autres listes avec curiosité.
Celle du maire sortant ressemble à une étrange affaire de famille avec la présence assez inusitée sur une même liste du père et de son fils. C’est vrai que dans notre arrondissement, un peu comme à Neuilly ou à Puteaux, survit une conception assez archaïque et « très privative » du pouvoir. Egalement sur cette liste, en troisième position, le candidat qui fut Modem en juin, il se trouve aujourd’hui repeint en UMP. Il m’avait confié fin décembre qu’il ne soutiendrait pas le maire sortant contre lequel il s’était battu si fort, il y a six mois à peine…on le retrouve en troisième position…Comprenne qui pourra, au milieu de tant de confusion !
Sont aussi présents sur cette liste, des « très proches » de la famille régnante, sur lesquels il serait possible de peser ou de compter s’il fallait « désigner » l’héritier à la place de son père dans le rôle de maire. On s’embrouille comme au jeu des sept familles ! Car, s’il gagnait, le père maire laisserait le siège de maire au fils ! Quel népotisme ! Quelle scandaleuse conception de la politique et quel tour de passe-passe prévu sur le dos des électeurs du 5è !

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Blog : Bertrand Delanoë à Mouffetard, Ayaan Hirsi Ali à Ulm, littérature policière rue du Cardinal Lemoine, Jussieu et chocolat…

12 February, 2008

Le 10 février 08

Ce matin, sur nos marchés du dimanche et sous un soleil printanier, beaucoup de journalistes sont présents pour suivre la visite de Bertrand Delanoë entre 11 heures et midi. C’est bon signe que la presse s’intéresse ainsi à notre arrondissement. Ce n’est pas toujours facile à gérer pour éviter que micros et caméras ne nous coupent du contact avec habitants et électeurs. Nous continuons dans le quartier à distribuer nos programmes, celui de Bertrand Delanoë comme le nôtre avec notre liste. Nos adversaires eux continuent de tracter des feuilles sans fond, sans s’engager sur des idées ni sur une liste. Finalement, nous avons pris au moins un temps d’avance et les autres ne pourront éviter de se positionner par rapport à nous.

Ce soir, à l’ENS, rue d’Ulm, réunion autour d’Ayaan Hirsi Ali, poursuivie par la haine et la fatwa de fondamentalistes aux Pays-Bas après avoir fui la Somalie et le Kenya. Au nom de la défense de la laïcité, de la liberté de penser et de parler, à l’appel de Charlie Hebdo, de Bernard-Henri Levy, de très nombreux intellectuels, artistes et citoyens se retrouvent pour s’indigner et se battre. Dans la salle de l’ancienne cinémathèque tenue par Henri Langlois, d’où est partie, il y a juste quarante ans, la grande vague de mai 68, nous assistons et réagissons à de très belles et bonnes interventions de Caroline Fourest, de Philippe Val, de Ségolène Royal et aussi de Rama Yade. Hélas, pas de vraie réponse fournie par la porte parole de Sarkozy sur la demande de naturalisation faite par cette belle et courageuse femme, afin de trouver une patrie et des protections contre les menaces persistantes sur sa vie. Mais les engagements comme les soutiens sont sincères et ne s’arrêteront pas de sitôt. Ce meeting organisé au nom des droits des femmes et des mécréants a fait honneur aux défenseurs de la laïcité et de la liberté. Il faut tenir en ces temps où les repères s’estompent, se brouillent.

Le 8 février 08

A la Bibliothèque de la Littérature Policière, rue du Cardinal Lemoine, Paris possède une des plus belles collections de polars de France et sans doute d’Europe. Ce matin, on y remet le grand prix de la littérature policière à un auteur islandais très talentueux, Arnaldur Indridason, édité par Anne-Marie Métaillé. Ses succès en France avec « la Cité des Jarres » et « la Femme en vert » ont précédé la remise de cette distinction et j’ai eu personnellement beaucoup de plaisir à découvrir nombre de facettes de son pays grâce aux histoires terribles qu’il raconte et nous fait vivre. L’ambassadeur d’Islande a fait le déplacement pour assister à l’évènement, fier que ce concitoyen soit ainsi mis à l’honneur. Beaucoup de jurés du prix sont également présents et forment une ambiance décontractée et souriante, professionnelle et sympathique.

Le 7 février

L’hiver est encore bien présent à Paris et j’en subis les effets sur ma gorge en ne réussissant plus à en faire sortir un son. Pas commode pour une bavarde comme moi que de perdre sa voix surtout en pleine campagne électorale ! Heureusement, pour les municipales, j’ai la chance de ne pas être candidate seule, mes colistiers peuvent venir à mon aide et prendre la parole à ma place. Ainsi, ce soir pour présenter nos positions sur l’évolution du commerce, je peux épargner mes cordes vocales en laissant très volontiers la parole à mes camarades.
Pour le moral, je reçois une très bonne nouvelle, intéressante, celle qui donne les résultats du sondage SOFRES effectué pour le Nouvel observateur dans l’arrondissement. Ces chiffres nous donnent vainqueurs avec 52% au deuxième tour ! C’est super! Mais attention, la photo est satisfaisante et même très bonne à l’instant où elle a été prise, ce n’est pas une promesse ni un résultat anticipé ! Ces chiffres restent à manier avec beaucoup de précautions en attendant les comptages des bulletins des vingt-cinq urnes du 5è au soir du 9 mars, puis du 16 mars.

Le 6 février

Ce matin, ce n’est pas une épreuve, c’est le jury du grand prix du chocolat artisanal de la Ville de Paris. Il s’agit de présider deux tables de dégustateurs qui départageront en fin de matinée les quelque vingt artisans qui ont envoyé chacun deux produits, une truffe et un bonbon praliné. Il faut goûter et noter, il faut aussi prendre le temps d’en discuter avec ses voisins de table. J’apprends toujours beaucoup d’informations auprès des professionnels qui nous entourent et réagissent en experts devant les candidats. Entre deux bouchées cacaotées, il faut aussi boire un peu d’eau ou croquer dans un morceau de pain afin de ne pas mélanger les saveurs. Le grand prix sera décerné la semaine prochaine avec le grand prix de la baguette…
Une façon valorisante d’aider les artisans de bouche, les commerces de qualité et de proximité de la Capitale à se faire connaître et reconnaître, d’attirer consommateurs, clients parisiens et étrangers dans nos quartiers.

Le 5 février

Franchement, suivre l’évolution des métiers d’art parisiens réserve des tas de surprises dont de très agréables et même délectables. A midi, je traverse Paris à l’invitation d’un jeune et talentueux chef dans le 15ème pour parler avec lui et ses salariés des projets de la Mairie de Paris sur les marchés couverts, j’en profite pour découvrir et déguster ses savoir-faire et réalisations. Des produits choisis, des saveurs inattendus et très fines, des présentations artistiques, franchement, c’est totalement succulent. Le garçon est plein d’énergie, d’idées et aime l’esprit d’entreprise, même si cela peut se révéler risqué. C’est très agréable et émouvant, Paris a de la chance d’avoir tant d’énergies de ce calibre et tant de talents pour se moderniser et rayonner comme une ville tournée vers l’avenir.
En ballade électorale dans le quartier de la Fac Jussieu, j’écoute les commerçants me dire, l’un après l’autre, combien la rue Linné et la rue Jussieu souffrent depuis des mois du chantier de désamiantage, le plus vaste d’Europe. Les étudiants sont très peu nombreux sur le site, les affaires s’en ressentent. Combien de temps cela durera-t-il encore ? me demandent-ils, légitimement. Difficile de leur répondre avec précision mais comment ne pas comprendre leurs angoisses ? Déjà quelques-uns ont mis la clé sous la porte. Je ne comprends pas que rien n’ait été prévu par l’Etat, responsable de ce chantier, pour accompagner riverains et commerçants. Lors du chantier du tramway qui a duré trois ans, la Ville avait pourtant prévu accompagnements, aides et soutiens aux commerçants, sans doute insuffisants mais bien réels.

Le 4 février 08

Ce lundi, dernier Conseil de Paris de la mandature, avec beaucoup de délibérations à faire passer en une demie journée. Pour le 5ème, beaucoup de travaux sont prévus en Sorbonne et des subventions aux associations de commerçants pour les belles illuminations du dernier Noël. Les tensions pré municipales sont perceptibles et s’expriment dans les propos des élus UMP agressant le Maire sur un peu tout et n’importe quoi, le journal, la circulation, les logements sociaux, etc… D’où quelques incidents de séance assez pénibles et peu valorisants pour notre instance, surtout en début de matinée. Je dois intervenir en réponse à la première question d’actualité posée par le PC sur l’avenir des grands magasins parisiens et surtout les salariés de ces enseignes. Je rappelle la nécessaire rénovation du genre issu du XIXe, partout en crise comme à la Samaritaine ou au BHV, je rappelle également que l’Hôtel de Ville ne peut parler avec les patrons des grands magasins qu’en tête à tête car leur concurrence reste vive.

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Blog blog : campagne, design, Société Générale, Associations

3 February, 2008

Le 2 février 2008

Sur le marché Maubert, le soleil nous réchauffe un peu mais l’hiver est bien là et dès le matin c’est glacé ! A J-35, les troupes militantes ont pris l’habitude de descendre avec leurs écharpes de couleur et forment des haies pour présenter leurs tracts respectifs aux citoyens ou passants. Une caméra de France 3 est également présente avec une équipe qui fait un reportage sur la campagne du 5è. Interrogée entre les stands sur la présence du Modem qui se gausse de « faire diversion dans l’éternel débat entre Cohen-Solal et Tiberi ». Drôle de façon de se présenter, en se définissant seulement par rapport aux autres, mais rien de neuf. Après tout, en huit ans, il n’est que le 4è à passer dans le quartier avec ce discours. Encore un candidat qui vient papillonner le temps d’une campagne sans connaître vraiment les problèmes de l’arrondissement, sans s’enraciner ni approfondir les réponses à apporter aux habitants. Le centre a toujours cette façon de forcer son chemin entre la droite et la gauche, sans projet ni grand succès, car, comme à Lyon, les ambitions personnelles l’emportent le plus souvent sur la clarté des projets. Au Conseil de Paris, je me souviens que sur les projets de logements en faveur d’infirmières dans le 16è, le Modem s’est trouvé sur les positions de refus, comme l’UMP et les Verts…. 

Le 31 janvier 08

Pour la Société Générale, le long interrogatoire du trader isolé met en relief l’isolement de ce genre d’acteur, qui peut se mettre en vrille car il se trouve contraint à spéculer toujours davantage pour mériter un meilleur bonus de la boîte. Il s’appelle Jérôme Kerviel et semble plutôt paumé, un de ses avocats, le bâtonnier Charrière-Bournazel, explique bien que les pertes ne peuvent être  mises sur sa seule responsabilité, la banque devra s’expliquer bien sûr. Dans quel monde impitoyable, ces salariés des salles de marché évoluent ! Décidément les banques spéculent sur l’argent et à partir de produits virtuels, toujours sur l’argent sans établir aucun lien entre le monde réel qui produit ces fortunes et ceux qui ne font que de l’argent. J’en parle très mal mais le danger devient perceptible de voir se dissocier ces deux parts du même monde devenu fou, entre ce capitalisme financier et le capitalisme industriel aux prises avec des prix de revient, des matières premières toujours plus chères, des patrons toujours plus  productifs et des salariés toujours sur le fil du rasoir…
Cet après-midi, je mets en place pour la Ville de Paris le Comité Design LCS et Andrée Putman

qui, auprès du Maire, donnera avis et formation afin de diffuser ce savoir faire auprès des décideurs et des acheteurs. La présidente est Andrée Putmann, les deux adjoints, Chantal Hamaide et Jean-Jacques Picard, trois personnalités incontestables et de grand rayonnement, reconnus dans le monde entier pour leur talent et leur goût. C’est à la fois émouvant et excitant de parvenir à ce résultat après plus de quatre années de travail avec le secrétariat général et les services. Bertrand Delanoë nous fait l’amitié de passer une demie heure et de dire son intérêt constant et sincère pour ce secteur à la fois esthétique, efficace et économique. Les directeurs des services de la Ville ont ainsi pu entendre directement les experts invités, le Maire puis discuter des méthodes pour au mieux utiliser le design au service des parisiens.

Beaucoup de monde ce soir, au 7 square Adanson, pour l’inauguration de la Maison des associations du 5è, la 20è du genre et aussi la dernière à voir le jour à Paris. Obstacles et freins de tous genres venus du maire local n’ont pas empêché cette ouverture. Face au représentant de la mairie du 5, Marie-Pierre de la Gontrie rappelle la volonté de Delanoë, les missions de cette structure municipale en faveur de la vie associative locale. Beaucoup de responsables associatifs sont présents pour découvrir les lieux et les moyens qu’ils pourront y trouver afin de développer leurs activités dans le quartier. Dès l’année prochaine, c’est entre la rue des Arènes et la rue Linné qu’ils se retrouveront, dès que la maison définitive, plus spacieuse, pourra enfin voir la fin des travaux nécessaire à sa mise aux normes.

Le 29 janvier 08

Ce matin, devant la deuxième commission du Conseil de Paris, comme chaque mois, j’arrive en courant avec mon gros dossier pour présenter et débattre des délibérations prévues pour la semaine prochaine dans ma délégation auxquelles je vais ajouter celles de Christian Sautter qui ne sera pas présent. Face au président, Alain Le Garrec et aux trois adjoints, aucun conseiller de l’opposition n’est présent à cette séance. Nos seuls interlocuteurs sont les fonctionnaires de la Ville et les collaborateurs des groupes ou des cabinets qui n’ont pas le droit de s’exprimer. Le débat peut donc se trouver abrégé et c’est tant pis pour la démocratie !
Ce soir, grand stress pour mon équipe, ma liste et moi-même avant la présentation de notre programme pour le 5ème dans le sillage de celui de Bertrand Delanoë pour Paris. Tout est fin prêt dès 19 heures grâce à nos camarades qui prennent en mains la logistique avec efficacité et la répétition nous rassure. Bruno Julliard, qui a eu la gentillesse de venir nous soutenir, est là en avance pour parler le premier et faire le lien entre politique nationale, campagne parisienne et notre arrondissement. Finalement, la salle est bondée, plus de 300 chaises et pas mal de gens debout. Une grande attention pendant deux heures intenses avec nos « power point » présentés par quatre des candidats, des questions intéressantes et diverses de citoyens peu ou pas connus de nous. Il nous faut poursuivre et confirmer cette première et bonne impression, car, sortis les premiers, nous allons être copiés, pillés et critiqués par les autres candidats.

Le 28 janvier 08

Serait-ce le retour de la crise mémorable de 1929 ou plutôt une crise financière comme beaucoup d’autres qui se sont succédé depuis la fin de la seconde guerre mondiale ? Difficile de le savoir encore. Les « subprimes » venues des USA  avaient déjà déprimé les marchés depuis quelques semaines et voilà que la Société Générale fait savoir ce matin une perte de 5 milliards d’euros !  A première vue, ce serait un trader fou qui aurait outrepassé ses pouvoirs de spéculer et conduit cette grande banque internationale à afficher une telle déconvenue. Le PDG, Bouton qui lui peut dormir presque tranquille avec près de 8 millions d’euros de stocks option, aurait proposé sa démission au CA qui l’aurait refusé. On y verra plus clair, un jour…
Cet après-midi, je présidais le Conseil d’Administration de la Société d’Economie Mixte : la Parisienne de Photographie. A l’ordre du jour, beaucoup de décisions très administratives et juridiques assez peu glamour mais nécessaires pour mettre en ordre et en accord avec les lois notre délégation de service public avec la Ville et nos liens avec l’Agence photographique Roger-Viollet. Pas trop de problèmes donc, sauf un, tout de même, les conditions de travail des salariés en contact avec les dangereux nitrates encore présents dans les plus anciens négatifs ou en suspension dans les locaux de stockage. Toutes les précautions ont bien entendu été prises par l’équipe de direction, mais il faut aller plus loin et, conformément aux principes de précaution, prévoir un autre lieu où les séparations soient encore mieux marquées. Nous voilà donc contraints à un déménagement avec les millions de négatifs dont nous avons directement ou indirectement la charge mais, avant, à la recherche de locaux pas trop chers dans la Capitale… A la sortie, je salue Bardon, le représentant de l’UMP dans cette instance, il m’assure qu’il reste dans le 5è malgré son exclusion de la liste du maire sortant.

  
 

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Blog blog : Créateurs, mode, design

28 January, 2008

26 janvier

Au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, remise des grands prix de la création 2007 au milieu de la réception désormais rituelle de Paris, Capitale de la Création. Les collections sont visibles et nous en profitons rapidement : Dufy, Matisse, Delaunay, Vieira da Silva, Soulages. Les jeunes ou moins jeunes talents récompensés sont tous émus et intimidés. J’espère vraiment que nos encouragements et les 8000€, montant du prix, leur permettront de progresser et de se faire connaître, comme d’autres ont pu le faire. Parmi eux, Sakina M’sa dont l’énergie et le sourire peuvent abattre tous les obstacles et dont la force de caractère permettra encore beaucoup de succès.

25 janvier 08

L’ouverture des grands salons professionnels me fait sortir du 5è pour la journée. Ce matin, je suis attendue à la porte de Versailles pour le prêt-à-porter où la foule arrive parmi les stands. Au pas de course avec le président, je serpente d’un étage à l’autre, d’un fabricant à un façonnier, entre les cintres et les créations pour les saisons prochaines. Les couleurs sont fabuleuses, les matières de plus en plus raffinées et les formes pleines d’audace. Décidément, la création se porte bien et les français sont à la tête. Je ne sens même pas la fatigue tant l’excitation est forte de passer de marque en marque et de présentation en exposition.
Après un déjeuner rapide, je fonce à Villepinte pour le salon Maison et Objet, où se trouve exposé le must de la décoration, du design et du meuble. Comme d’habitude, beaucoup d’étrangers se pressent entre les différents halls. Avec les responsables d’Ateliers d’Art de France, je fais un tour parmi les artisans d’Art et les plus jeunes d’entre eux. C’est toujours passionnant et émouvant de rencontrer tous ces talents. Au café la mise en place de Chantal Hamaide donne la vedette au projet parisien « Docks en Seine » avec photos panoramiques et meubles de designers sélectionnés. Ce rapide tour me permet de croiser des talents confirmés comme Patricia Urquiola, Elizabeth de Senneville, Samuel Coriat, …que je retrouve un peu plus tard au Musée des Arts Décoratifs, rue de Rivoli, lieu si classique mais fort bien remis au goût de notre siècle avec lumières, couleurs et ameublement.

24 janvier

C’est cela la chance de ceux qui assument des fonctions politiques, ils peuvent rencontrer dans la même journée des gens et des milieux différents, opposés. A midi, remise par Bertrand Delanoë de la médaille grand’vermeil de la Ville à Valentino au milieu de tous les grands créateurs et responsables de la haute couture, ce que Paris fait de mieux !

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Quelle bousculade avec les paparazzi et les caméras ! Et pourtant ce matin, à Saint Etienne du Mont, j’assistais à la cérémonie d’enterrement d’Auguste, le sympathique opticien de la rue Soufflot au milieu de très nombreux amis et voisins. Un peu plus tard c’est avec les chercheurs et les professeurs de l’Ecole de Physique chimie Industrielle de la Ville de Paris que nous échangeons des vœux, devant le portrait de Pierre-Gilles de Gennes. En fin d’après midi,  dernière réunion du conseil d’arrondissement à la mairie du 5è, toujours les mêmes échanges sans intérêt et les mêmes attaques contre la politique du Maire de Paris….mais aucune réponse à nos demandes d’explications, aucune avancée sur la commission d’attribution des places en crèche ni des logements sociaux pourtant prévues depuis juin 2001. Tout reste indéniablement cadenassé, privatisé.

Le 23 janvier

Ce matin dès 8 heures place Monge, il fait bien froid mais il est plus facile de parler aux citoyens qui traversent la place pour aller prendre le métro ou acheter leur journal. Nous leur distribuons le programme de Bertrand Delanoë pour Paris et leur expliquons les différents points de ces propositions. Beaucoup de questions sur la mobilité, le logement, la propreté aussi…de quoi entamer la discussion.

 

Le 22 janvier


La ronde des vœux se poursuit avec les réceptions où l’on peut rencontrer des tas de gens perdus de vue, ce soir au Musée Guimet, les notaires reçoivent. Le lieu est magique, mystérieux et plein de recoins. Nous pouvons jeter un regard sur les collections incroyables venues d’Asie lointaine comme les soldats chinois ou les textiles afghans, quel privilège !

 

 

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Blog, blog : Bertrand Delanoë à Monge et Mouffetard, autolib…

21 January, 2008

Le 20 janvier

Le climat est avec nous en ce moment. Hier après-midi pour aller à la rencontre des passants de la rue Monge, il faisait doux et clair et l’humeur des passants était souriante et bienveillante.
Ce matin, au marché de la Place Monge, les clients étaient nombreux et les militants aussi. Nous donnons ainsi le tempo avec nos écharpes rouges face à l’orange du Modem les UMP avaient choisi des écharpes bleues ! Nous avons accueilli Bertrand Delanoë qui a fait un grand tour avec nous tous avant de descendre la rue Mouffetard. Croisant le maire local, il lui a souhaité  « une bonne année, une bonne santé mais pas d’être réélu », « et pourquoi ? » a répondu l’autre, « parce que Lyne est bien meilleure que vous ! ».

17 janvier 08

Parmi les propositions de Bertrand Delanoë, une fait particulièrement mouche : les 2.000 voitures propres en libre-service dès 2009 sur l’agglomération. Après le succès formidable des vélib’s, la circulation particulière pourra ainsi être facilitée sans dommage pour l’environnement, mieux encore, l’automobile va perdre son prestige symbolique pour devenir un simple outil de transport.
Mes yeux sont tombés sur le journal de campagne de la candidate UMP du 11è, quel culot ! elle se permet soit de reprendre à son compte la politique de la Ville de Paris en faveur des commerces de proximité mise en place en 2003 et 2004 par Bertrand Delanoë, soit de proposer naïvement ce que nous faisons déjà depuis des années après délibération du Conseil de Paris. Je sais bien que les bonnes idées n’appartiennent à personne mais !

15 janvier

Rentrée officielle du tribunal de commerce de Paris, c’est traditionnellement une manifestation protocolaire de deux heures avec cortège des entrants, réquisitoire du procureur général et réponse des greffiers, discours du président devant l’assemblée représentative des plus hauts fonctionnaires de justice, barreau de Paris et corps constitués. Sixième cérémonie pour moi avec le troisième président de cette vénérable maison. Perrette Rey quitte sa place après une dernière et toujours impressionnante prise de parole où elle enchaîne citations d’auteurs, chiffres et anecdotes sans peine, elle a su donner modernisation et allure à l’institution. C’est Christian de Baecque qui prend la présidence avec, en bon banquier, des propos beaucoup plus concis. Le Maire de Paris est présent et cela est très remarqué par tous ces professionnels. Ce soir, toujours avec un savant mélange de cérémonial et bonne humeur, le dîner permet de poursuivre les conversations au siège de la Chambre de Commerce. Assisse entre le bâtonnier de Paris et le nouveau président, je suis les échanges sur la politique de la justice de Sarkozy et Rachida Dati qui fait grincer les dents et provoque des fureurs à peine contrôlées, même dans ce milieu si bien élevé !

14 janvier 08

Les cérémonies de vœux se poursuivent encore et aujourd’hui c’est celle des boulangers et pâtissiers avec la galette des rois d’un mètre de diamètre présentée au Maire de Paris et dégustée en compagnie de tous les invités de la profession. galette-des-rois-img_31456a.jpgNous la découpons avec soin après les discours d’usage de Bertrand Delanoë et de Jacques Mabille et la partageons avec tous les présents, elle est délicieuse et permet de resserrer les liens avec ces professionnels admirables et généreux. L’artiste du jour a une boutique rue Daguerre et sait très bien travailler !

13 janvier 08

Beaucoup de caméras, de photographes et de journalistes écrits ce matin dans le 3è pour la présentation du programme de Bertrand Delanoë. Le sympathique café était plus que complet pour l’occasion. La présentation écrite est très réussie et celle que Bertrand Delanoë effectue oralement,  plus brève pour mettre l’accent sur les priorités : logements, mobilité écologique, urbanisme, économie, …L’exercice n’est jamais facile mais notre programme apparaît le premier, il risque d’être le premier attaqué par tous. C’est normal aussi pour le maire sortant. De très nombreuses propositions et de bonnes idées de réformes localisées ou plus globales dans ce programme qui fait le tour des problèmes de la vie des parisiens mais aussi des dossiers parisiens et des expériences accumulées depuis sept ans. Je pense que les critiques se concentreront sur quelques points seulement. Nous risquons peu sur ce texte, le plus dur est encore de partir favori dans les sondages et les esprits !
Ce soir à Ripostes, Serge Moati se montre agressif dans sa façon de bousculer Bertrand tout comme les journalistes ensuite sur les logements sociaux, Paris Métropole, etc…mais cela ne dessert pas le Maire qui reste vaillamment zen au milieu des questions. 
 

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Blog blog : Blair, voeux, soldes

14 January, 2008

12 janvier 08

Blair, invité par l’UMP, mais n’ont-ils personne ni aucun repère à droite pour avoir besoin de la mémoire, des hommes, des idées et des références de la gauche pour avancer ? Ou bien, les utilisent-ils pour cacher leurs vilénies sur les valeurs de solidarité, les droits de l’Homme, le code du travail, la justice, etc…  De Guy Moquet à Blair en passant par Jaurès, Blum, Kouchner, la gauche a eu des idées et des hommes… nombreux et marquants pour notre pays à ne pas mélanger aux pratiques actuelles. Sarkozy joue avec les confusions et ne semble pas craindre les contradictions.
Sous le soleil d’hiver, cet après-midi, nous avons offert des parts de galette des rois aux passants des rues du 5è, histoire de leur présenter notre liste et nos propositions. Tous les militants ont trouvé cette façon d’entamer la conversation agréable et bien reçue par les citoyens, intéressés et disponibles. Le désormais candidat du Modem, Philippe Meyer, journaliste écrit et radio, vient montrer le bout de son nez sur le marché Maubert à J-55

11 janvier 08

Intéressante analyse d’Alain Finkielkraut appliquée à la pensée sarkozienne et au personnage. Sur la « politique de civilisation » évoquée, il attaque:« Nous sommes en décivilisation », en donne des exemples et cite la grand’mère de Proust qui refusait la facilité et de se faire plaisir, « ce n’est pas la civilisation ». De quoi me faire réévaluer un peu  le jugement sévère que je portais sur ce philosophe à la voix cassée pendant la campagne présidentielle…
La libération de deux femmes otages des FARC est saluée par tous, bien entendu, mais saura-t-on le sort de tous les autres qui dans la jungle sont prisonniers de soldats illuminés qui usent de méthodes barbares, incroyables, impensables ??

9 janvier 08

Les cérémonies de vœux commencent, hier soir les responsables économiques étaient plus nombreux que les autres années dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville pour ce moment inventé en 2002 et où Bertrand Delanoë leur a parlé avec inspiration de leur rôle dans la Cité.
Cet après-midi, nous sommes reçus au Palais de l’Elysée pour les vœux de Sarkozy aux parlementaires et au Conseil de Paris dont je fais partie de la délégation. La belle salle des fêtes est pleine, nous sommes tous assis et serrés, le gouvernement au complet est présent, la presse aussi. L’ambiance grand’messe n’a rien à voir avec ce que faisait Chirac en petit comité, presque intimement dans un salon. Le discours écrit du Président dure 30 minutes sur le programme parlementaire, ses projets sociaux, sur l’immigration, l’énergie, l’international, parle des tours à Paris, d’un peu de tout. Puis il descend de l’estrade pour serrer quelques mains, surtout de gens de Gauche, et disparaître quand ouvre le très beau buffet. Ses propos sur Paris ne sont pas aussi critiques qu’hier, il encourage les tours et les gestes architecturaux, refusés par l’UMP parisienne. « Rien ne se fera contre Paris » assure-t-il sur Paris Métropole. Encouragements qu’il répète à Delanoë, en nous saluant individuellement. « Reparlons-en », lui propose Bertrand, Sarko approuve la proposition… C’est vraiment un étrange homme qui semble se contredire lui-même ou qui croit en des cohérences pas faciles à partager.
Ses visions de l’action pour la France, je pourrai les reprendre pour le 5è : « « Il faut remettre dans notre pays de la vie, du dynamisme, de la créativité, du mouvement ! Il faut relever le défi de la modernité pour se projeter dans le 21è siècle… La politique, ce n’est pas la guerre, le sectarisme, les attaques personnelles, c’est le débat utile. »  Chiche ! Mais qu’ont fait ses prédécesseurs et n’était-il pas membre des gouvernements de droite depuis Balladur ?

8 janvier 08

Ce matin, première conférence de presse de l’année pour lancer l’opération « Soldes by Paris » avec la Chambre de Commerce et l’Office du Tourisme au Printemps sous la superbe coupole de verre. La marraine de l’année, la toujours belle Inès de la Fressange présente la manifestation avec son humour habituel : « Vous avez bien fait de venir à cette conférence de presse, l’autre qui se tient à la même heure et tente de nous faire concurrence avec un autre ancien mannequin est nettement moins passionnante. Merci d’être présents et d’avoir fait le bon choix. Pour parler du pouvoir d’achat des Français, c’est bien avec nous qu’il faut être puisque nous allons parler des soldes ! Et les soldes, n’est-ce pas dépenser moins pour consommer plus ? » Les nombreux journalistes présents à ce petit déjeuner de lancement ont beaucoup ri. Les couleurs portées par les hôtesses et les petits sacs ont également bien plu.12 000 commerçants attendent demain en préparant leurs rayons après des fêtes moins festives et dépensières que les autres années. Beaucoup d’efforts ont été déployés  pour présenter le shopping à Paris et des parcours dessinés qui pourront faire découvrir aux parisiennes toute l’année des adresses encore peu connue. Seule note dissonante, la question d’une journaliste libanaise demandant si des visas supplémentaires étaient prévus par le ministère des affaires étrangères…
Ce soir, au Polly Magoo, les sections universitaires de l’Ecole Normale Supérieure, de Sciences Politiques, de la Sorbonne et d’autres facs ont lancé leur mensuel, poétiquement intitulé « Allons voir si la Rose ». Ambiance dynamique, maquette inventive, papiers critiques sur l’autonomie universitaire et sur la pensée socialiste, je salue des futurs cadres de gauche de la nation, ils savent réfléchir, analyser, proposer et écrire. Bravo et bon vent, la Rose !    

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11 January, 2008

7 janvier

Ce matin, pour France 3  national je suis interrogée sur les décrets d’application de la loi Dutreil, enfin publiés après deux ans et demi d’attente. On peut se dire déçu car ces textes, sortis juste avant les municipales, ne règlent pas les problèmes du commerce en centre ville. Ils mettent en place une usine à gaz, encore inutilisable d’ailleurs, mais qui ne pourra être utilisée qu’exceptionnellement. Un outil parmi d’autres, pas mieux. Quand l’Etat encourage les très grandes surfaces et déréglemente le droit du travail et le grand commerce, il charge les collectivités de soutenir financièrement les boutiques de centre-ville, sans moyens supplémentaires. C’est une politique plutôt contradictoire avant même que le rapport Attali ne fasse ses propositions de relance de la croissance. L’important, c’est le mode de vie, de consommation, de civilisation que ces mesures préparent. Pas sûr que cela corresponde aux envies des Français, aux exigences du développement durable posées par le fameux Grenelle de l’environnement. Ce n’est pas un problème commercial, c’est un vrai un sujet de société. Il va falloir que nous organisions une réunion sur ces sujets qui sont au cœur de la problématique de l’arrondissement.

6 janvier

Ce matin, il faisait bon au soleil sur le marché Monge pour entamer nos distributions de 2008 avec nos vœux dans une ambiance sympathique. Les habitants rentrent et commencent à réaliser que les élections municipales, c’est pour bientôt. Ils nous en parlent volontiers.
Après le déjeuner familial, c’est rare pour moi mais c’est la messe. A Saint-Etienne-du-Mont, la célébration de Sainte Geneviève, patronne de Paris, revêt chaque année une solennité exceptionnelle. J’y représente régulièrement le Maire de Paris aux côtés des personnalités locales. La  chasse des reliques de la sainte est amenée par des membres de l’Ordre de Malte, elle est suivie par une procession. La messe est célébrée par un proche de l’Archevêque de Paris qui va ensuite bénir la Ville depuis le parvis de la cathédrale.

5 janvier

Les photos de la fin de semaine du Président en Jordanie avec sa belle nous arrivent par la presse. Ils sont à Petra avec une troupe de flics, mais aussi avec le fils de Carla. Ce petit garçon, qui ne demandait pas tout ce tapage médiatique, apparaît sous une capuche et derrière des lunettes de soleil pour éviter d’être reconnu. Et pourtant, Sarko le prend sur ses épaules, est-ce vraiment pour le cacher? Question d’autant plus pertinente que le petit dissimule ses yeux avec ses deux mains. C’est sans doute le seul qui a tout compris, finalement !
Gling-gling, voila le surnom dont se trouve désormais affublé le premier des Français. Que cet homme soit vulgaire n’est pas une découverte, je l’avais écrit lors de la campagne présidentielle, mais qu’il le confirme chaque jour et à chaque occasion, c’est plus grave.

4 janvier 2008

En ces moments de fêtes, il est insupportable de voir combien la France devient un pays dur et cruel pour les étrangers. Dans nos centres de rétention des sans papiers, les conditions ont toujours été invivables, mais elles le sont encore davantage maintenant que ces lieux honteux sont pleins. 25.000, l’objectif du ministre pour 2007, c’était le nombre qu’il devrait ou aurait dû atteindre pour avoir la meilleure note ! Il n’aura qu’une appréciation moyenne, faut-il s’en réjouir ? C’est d’un cynisme ! Faire noter ses ministres par un cabinet privé à partir de critères chiffrés… est-ce que la politique de civilisation de Sarko passe par le chiffrage et l’efficacité ?

3 janvier 2008

Les cadeaux sortent de leurs emballages, chaque jour. Comme d’habitude, j’ai choisi d’offrir des choses que j’aime dénicher une à une : livres en tous genres à lire ou regarder, beaux carnets pour garder des idées ou écrire quelques souvenirs, recueils précieux pour photos ou dessins remarquables, quelques CD, aussi, de musiques, opéras ou films cultes à déguster.

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Blog : Fin d’année

3 January, 2008

Le 31 décembre

Le discours de Sarko devant le Pape à Latran continue d’inspirer des commentaires intéressants et sévères. Dans le Libération de ce matin, deux bons papiers insistent sur les dangers que fait courir cette interprétation hasardeuse des rapports entre République et religion. André Grjebine rappelle que, dans son livre écrit en 2004, le même Sarko attendait des dignitaires musulmans qu’ils proposent des valeurs à « tous ces jeunes qui ne croient plus à grand’chose ». Quant à Bernard Girard, il note qu’il « y a quelque chose de scabreux dans l’exaltation par un chef d’Etat du passé religieux d’un pays alors que les plus hautes autorités religieuses ont, elles mêmes, reconnu les fautes passées de l’Eglise ».
Ce soir, dans le discours du Président à 20 heures, propos assez creux et classiques : bilan de l’action et promesses pour l’année. Rien de nouveau donc, sauf que cette séquence serait du direct, sans doute et après ? Ce n’est pas un tour de chant. Ensuite, cette « politique de civilisation », évoquée par Sarko, qui a l’air nouveau mais reste vague. Les franchises médicales qui vont désormais frapper les malades, sont bien réelles et très choquantes. En quelque sorte, une double peine, car on est à la fois malade et taxé, alors que les plus riches ont été détaxés de 15 milliards, ce n’est pas la solidarité ni la civilisation ! Pour lutter la maladie d’Alzheimer, c’est toute la nation qui doit contribuer.

Bonne année 2008 !
Tous mes vœux chaleureux pour une longue et belle année à chacun !

Le 29 décembre

Le Design Museum a été installé au bord de la Tamise, rive gauche au bout du Tower Bridge. Je le visite en pensant très fort aux Docks de Paris que nous mettons en place avec les professionnels de la mode et du design comme avec les responsables d’Icade et de la CDC. Trois expositions actuellement dans les étages : les réalisations high-tech de Jean Prouvé sous le titre « la poésie de la technique », des formidables objets dessinés depuis vingt ans par des designers très pointus pour le laboratoire Vitra et une rétrospective colorée des dix ans du jeune couturier anglais Matthew Williamson. La boutique et un café sont au rez-de-chaussée, au premier étage, un restaurant conçu par Conran dispose d’une vue splendide. La promenade le long du fleuve est accompagnée de sculptures et de bancs confortables. Toujours passionnant d’aller voir ce que font (bien) les voisins !
Je constate en quittant les brumes que la France et les créateurs français contemporains sont très bien mis en valeur et dans des domaines différents, cet hiver par nos voisins londoniens !

Le 28 décembre

Au Victoria and Albert Museum, immense bâtiment qui rassemble collections, boutiques et restaurant, l’exposition sur « l’Age d’Or de la mode de 1947 à 1957 ». Très intéressante présentation qui met en vedette les maîtres d’après-guerre Dior, Balenciaga, Balmain, les talentueux ateliers parisiens, les défiles haute couture, des modèles merveilleux du new look et des extraits de films passionnants sur l’élégance parisienne, l’esthétique et le savoir faire des plus grands de chaque côté de la Manche.

Le 27 décembre

L’assassinat de Benazir Bhutto remet les drames politiques au premier plan. Cette femme courageuse aurait-elle pu tirer son pays de la crise profonde dans lequel il se débat depuis des décennies ? Cette famille dont l’histoire n’a pas été toujours exemplaire semble frappée par le destin et le tragique. Surtout, le Pakistan, doté de l’arme nucléaire, apparaît comme un des pays les plus instables, donc les plus inquiétants du monde, coincé entre ses dangereux voisins, entre islamisme agressif et besoins de développement, il se trouve plus fragilisé.

Le 26 décembre

L’arrivée de Sarkozy en Egypte tenant par la main sa nouvelle compagne, à la une tous les quotidiens européens présentent photos complaisantes et commentaires étonnés des conditions de ce voyage. La confusion est entretenue entre vie publique, vie privée et même intime. On est mis mal à l’aise par ces images clinquantes et ces pratiques vulgaires données notre pays.

Le 25 décembre

Décidément, Christmas n’est pas tout à fait Noël et le dîner « dinde plus pudding » garde son attrait particulier à côté de nos « huîtres et bûche ». Alors que la Reine présente pour la première fois ses vœux sur Youtube, quarante ans après l’avoir fait à la télé, Londres s’assoupit pendant deux jours sans bus ni métro. Nous profitons des espaces et des longues promenades dans les parcs et nous entrons dîner dans les pubs quand la nuit tombe.

Le 23 décembre

Quelques journées de break pour prendre un peu de recul sont indispensables avant le sprint final de la campagne municipale. Dès le départ de l’Eurostar, on peut larguer physiquement les amarres. Et à St Pancras, dans le quartier nord de Londres, deux heures et quart plus tard, c’est un autre pays à la fois si proche et différent, familier et dépaysant.
Le déjeuner sur le toit de la Tate Modern offre un panorama de gratte-ciel modernes et de dômes victoriens, surprenant depuis cette rive gauche, si longtemps consacrée à l’activité industrielle lourde. Face à la City, au bout de la passerelle du Millenium Bridge suspendue au dessus de la Tamise, se dresse la gigantesque et élégante araignée de Louise Bourgeois sur ses huit pattes de vingt mètres, au dessus des visiteurs à l’entrée du musée. C’est un bronze impressionnant, magnifique de finesse!
L’exposition de cette grande artiste franco-américaine de 96 ans, présentée sur un étage de la Tate est tout aussi forte et singulière. Sa vie pourrait sembler assez classique, celle d’une française partie avant-guerre vivre et réussir à New York de son art, mais ses sculptures comme ses tableaux ou ses objets révèlent d’innombrables souffrances et traumatismes. D’où des œuvres étranges, très troublantes par leur force impudique, en particulier ses « cages », sortes de boites immenses qui enferment et exposent à la fois visions personnelles, blessures, et souvenirs de l’enfance douloureuse de cette femme.

Le 22 décembre

Juste avant Noël, je suis invitée à la mise en lumières des arbres du boulevard St Germain entre Cluny et la place Maubert organisée par les commerçants désireux d’installer des lumières de fêtes et transfigurer leur quartier. Cette opération est garantie par des professionnels et subventionnée par la Ville, comme ailleurs dans la Capitale. Je sais combien il faut d’opiniâtreté aux commerçants pour parvenir à ce résultat vraiment superbe.
A Mouffetard, c’est une rivière d’étoiles qui descend la rue étroite. Ici, ce sont les arbres qui servent d’appui aux lumières blanches et bleues qui s’enroulent et s’envolent sur le modèle de St Germain des Prés. Ainsi, le 5è relève le défi et met en valeur ses commerces et son accueil. Je félicite les initiateurs de ce beau projet, si élégamment réalisé, ils m’assurent que l’an prochain ce sera encore plus grand et plus beau ! A noter, que tout est écologiquement responsable et peu consommateur d’énergie.

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Blog blog : le départ de la fanfare, Emile Combes

23 December, 2007

22 décembre

Le « départ de la fanfare », film plein de charmes, inattendu et revigorant venu d’Israël, il présente des relations entre israéliens et égyptiens avec des sourires. Superbe actrice, scénario simple et efficace, paysages d’horizons et de déserts, musique intéressante, bref un moment suspendu. Un petit cousinage, peut être, avec le mémorable « Bagdad café »…et un petit cadeau pour la fin d’année.

21 décembre

Rue Claude Bernard, à l’angle de la rue Berthollet, nous sommes réunis en fin de matinée pour dévoiler une plaque apposée sur la façade en hommage à Emile Combes qui habita dans cet immeuble à la fin de sa vie. Il fait très froid malgré le soleil dans ce premier jour de l’hiver. Après le représentant du maire local, c’est M. Merle, biographe de l’ancien président du Conseil, mes collègues J.B. Bros et O. Christienne, qui rappèlent les combats du « petit Père Combes ». Dans leurs propos, ils démontrent et expliquent combien la séparation des églises et de l’Etat, à la suite de l’Affaire Dreyfus, fut nécessaire et courageuse dans la France du début du 20è siècle, combien la laïcité et la République restent des combats quotidiens pour des citoyens libres.
Au même moment, parviennent dans la Capitale les échos des étranges propos tenus lors de la visite du Président de la République au Vatican. En face du Pape et au nom de la France, Sarkozy aurait déclaré : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.»
Un peu plus tard, il ajoutait : « Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d’intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent.».
Elle est plutôt attristante cette conception « sarkozienne » de la laïcité, qu’il appelle la laïcité « ouverte ». Je l’avais entendu parler ainsi, il y a quelques jours, lors de la réception donnée par l’archevêque de Paris. Pour moi, cette vision présentée par le Président n’est plus vraiment la laïcité, cette valeur fondement de notre vie en commun dans la République. Valeur constitutionnelle, disait Chirac, avec raison pour l’occasion. Sarkozy reprend ainsi sa conception, proche d’un communautarisme, présentée dans son livre et qui ne me semble pas conforme à notre intégration républicaine. La neutralité de l’Etat vis-à-vis des croyances et des religions reste essentielle car chaque citoyen est pris en compte pour ce qu’il est, ce qu’il fait, jamais pour ce qu’il croit ni ce qu’il pense. C’est ce qui fonde solidement la liberté de chacun reconnue par l’Etat.
Je me permets un petit rappel d’une citation retrouvée pour la circonstance sur un site ami. En 1903, le radical Ferdinand Buisson (1841-1932), qui fut directeur de l’enseignement primaire, président de la Ligue des droits de l’Homme et lauréat, en 1926, du prix Nobel de la Paix. C’est lors d’un discours au congrès radical qu’il prononça ces mots :

« on ne fait pas un républicain comme on fait un catholique ». En effet, expliquait-il, « Pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain si petit et si humble qu’il soit et lui donner l’idée qu’il faut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite. Croire, c’est ce qu’il y a de plus facile, et penser, ce qu’il y a de plus difficile au monde. Il ne s’agit de rien moins que de faire un être libre.»

Télécharger le : Discours de Gabriel Merle

20 décembre

Un grand plaisir : visiter une créche, celle de la rue Valette avec Olga Trostiansky, Adjointe au Maire de Paris chargée de la petite enfance et de la famille et inaugurer une librairie dans le 5e arrondissement : la librairie Buridan, consacrée à l’Histoire, installée en face de Saint-Julien le pauvre. Discussion avec M. Froidurot, le jeune libraire qui s’installe et Roger Bambuck venu en ami.


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21 December, 2007

Le 20 décembre

Ainsi, le directeur de cabinet de Christine Boutin, la ministre du logement, habite-t-il depuis 1981 un appartement du domaine privé de la Ville de Paris. Il se trouve pris la main dans le sac, occupant à prix d’ami un 190 m2 à Montparnasse ! Manquait plus que cela ! La révélation du privilège dont  bénéficie depuis plus de vingt ans cet ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac fait tache. Certains pistonnés des années Chirac profitent encore, et aux dépens de tous. Cette situation qui persiste avec son cortège d’injustices et de graves dommages sociaux nous coûte cher. Décidément, nous savions que le logement a été marqué par des années de clientélisme et qu’effacer cette empreinte prendrait du temps, beaucoup de temps. Le temps, par exemple, pour la Ville de devenir majoritaire dans les bailleurs sociaux tenus par les banques pour y mettre de l’ordre, c’est à dire près de six ans ! Dès 2001, Bertrand Delanoë a confié l’affectation de son « quota » à une commission pluraliste, présidée par son adjoint au logement et travaillant selon des critères publics et équitables. Presque tous les maires d’arrondissement ont fait de même pour les affectations dont ils ont la responsabilité (le même nombre que le Maire de Paris sur leur territoire).  Mais pas dans le 5è, où rien n’a changé malgré le vœu voté à ma demande en juin 2001. L’affectation des logements par le maire local reste discrétionnaire, sans critère, ni concertation. Depuis six ans, plus de cent logements ont été ainsi « distribués » alors que 1750 demandeurs, enregistrés par les services sociaux dans le 5è, attendent.

Le 19 décembre

L’autre jour, lors de la «commission d’affectation des places en crèches », le maire local reprochait au Maire de Paris de n’avoir pas répondu au vœu du conseil d’arrondissement sur les manques de personnel constatés dans plusieurs structures. Et, devant les directrices, il me mettait brutalement en cause. J’ai rappelé les difficultés de recrutement de ces personnels spécialisés et le nombre d’ouverture de berceaux nécessaire dans toute la Capitale.
Ce matin, dernière matinée du conseil de Paris, je suis inscrite pour interroger ma collègue chargée de la petite enfance sur ce sujet qui préoccupe les responsables chargées de l’accueil des plus petits. Hélas, le maire du 5è n’est pas présent pour écouter d’Olga Trotianski. Elle a pu me préciser qu’en janvier, deux postes seraient pourvus dans l’arrondissement, puis que d’autres recrutements viendraient aider à la garde et aux soins des bébés.

Le 18 décembre

En ces temps de frimas intense, le drame des sans abri fait reparler du manque cruel de logements sociaux. L’implantation de tentes dans les quartiers centraux de Paris démontre, s’il en était besoin, combien ce drame est réel, quotidien et douloureux. Les méthodes brutales employées par la police pour déménager ces pauvres installations en rajoutent dans l’absurde et l’insupportable. La plupart des mairies de gauche ouvrent leurs portes pendant ces grands froids, dont celle du 4ème. Croisant Jean-François Legarret, le maire UMP du 1er, j’apprends qu’il fait servir des repas du soir à 37 personnes de décembre à mars en mairie. Les soirs classés « grand froid » 19 personnes peuvent aussi y dormir. Plusieurs gymnases abritent en plus ceux qui n’ont pas mieux pour se reposer. Dans le 5è, tout près de nous, qu’existe-t-il ce soir pour les SDF ? Les associations sont actives, bien entendu, mais n’ont pas de refuges. Nous demandions l’an dernier qu’une salle de la mairie puisse être exceptionnellement ouverte. Pas question, répondit le maire, qu’ils aillent dans le gymnase Poliveau ! Or, cet équipement, du fait de ses dimensions, se révèle inchauffable, résultat, aucun abri municipal pour les plus pauvres quand le Quartier Latin devient glacial ! 
Nous nous engagerons, dans notre projet, à ce qu’un hébergement d’urgence soit prévu, conformément à la loi, dans notre arrondissement. Chacun doit prendre sa part de l’effort social parisien et je sais que les habitants du 5ème le comprendront.
 

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